Elne 1ère ville du Département à avoir donné à un lieu public le nom de 27 mai 1943 création du CNR


Cérémonie du 27 mai, Georges Sentis pour l’Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance a rappelé ce que fut la résistance civile. Au péril de leur vie des femmes, des hommes, jeunes souvent, moins jeunes aussi, français et pour beaucoup étrangers (et nos frères pourtant!), organisés dans la MOI, au PCF, à la CGT, femmes et hommes gaullistes, souverainistes, radicaux socialistes, anarchistes de la FAI et de la CNT, se sont battus, ont résisté contre l’occupant nazi et les collabos pétainistes français. Ils ont été arrêtés, torturés, se sont évadés et beaucoup sont morts sous les balles, les interrogatoires musclés, en déportation. Malgré cette situation dangereuse, ils s’organisent et se réunissent clandestinement sous la houlette du Général De Gaulle, le 27 mai 1943 et tout en coordonnant le combat des maquis, les actions, la sécurité, ils inventent aussi un programme, un projet de société plus juste, plus généreuse, qui s’imposera à tous et surtout au grand patronat à la libération. C’est cela que l’on commémore uniquement à Elne, seule ville des PO à avoir donné le nom de 27 mai 1943 à un lieu public. Ce programme appelé aussi « Les jours heureux », a jeté les bases de la retraite, la semaine de 40 heures, les grandes entreprises et services publics (EDF, SNCF, charbonnages de France…), la protection des mineurs (la France comptait alors des centaines de milliers d’orphelins), le pluralisme de la presse, le droit de vote pour les femmes etc.), autant d’avancées que d’aucun se sont ensuite évertués à rogner au fil des ans. « Comme quoi tout est possible même dans les pires situations » assurera au micro Georges Sentis par ailleurs historien de profession. Ce dernier évoquera la mémoire de résistant.e.s illiberiens comme Joseph Planes qui paiera de sa vie son engagement tout comme Rose Blanc déportée et décédée à Auschwitz pour faits de résistance. L’orateur insistera sur l’inefficacité de la répression sur les engagements politiques prenant en exemple un autre illibérien, le dirigeant communiste Léopold Roque, plusieurs fois arrêté, torturé, battu et qui chaque fois a repris le combat, y compris lorsqu'il fut emprisonné à la centrale d’Eysses, antichambre du terrible camp de concentration de Dachau, dont il organisa de l’intérieur la rébellion. Devant un nombreux public attentif le dirigeant de l’ANACR évoquant les étrangers et leur rôle dans la résistance citera Saint Just : "Un patriote est celui qui soutient la République...quiconque la combat est un traître" et l'orateur de rajouter " En 1940 c'était Pétain l'étranger, l'indésirable...".

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